Groupe interreligieux

  • Samedi 3 octobre : 1er jour de Souccot (fête des tentes)
  • Dimanche 11 octobre : Simhat Torah
  • Lundi 19 octobre de 19h30 à 21h : Rencontre de la AJC (Amitié Judéo-
    Chrétienne) 71, avenue de Hambourg 13008 Marseille
  • Dimanche 25 octobre : souvenir de la Réformation (Protestants)
  • Jeudi 29 octobre : fête de Mawlid An Nabi (Mouloud) pour les musulmans
 
A LE GROUPE – B LES RÉUNIONS
 
A LE GROUPE INTERRELIGIEUX DE STE-ANNE / ST-FRANCOIS-XAVIER

Ce groupe est composé, autour du Père Jordi, d’une vingtaine de membres, qui souhaitent approfondir leur foi chrétienne par la confrontation avec les autres religions, surtout les monothéistes.

Qu’est-ce que parler de l’interreligieux en 2018 ? Pourquoi un groupe sur l’interreligieux dans la paroisse ? Quel est le but de ces rencontres ?

  • C’est de partir d’un texte canonique important [1]: « L’Eglise catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent en beaucoup de points de ce qu’elle-même tient et propose, cependant apportent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes » (c’est moi qui souligne).
  • C’est d’effacer les a priori, les fausses représentations de « l’autre » qui empêchent tout dialogue. Donc, le groupe essaiera d’abord de mieux connaître la religion de l’autre, de découvrir les richesses de l’autre en elles-mêmes, mais sans écarter la richesse qu’elles sont pour notre propre foi. Il s’agit alors de pratiquer une véritable « conversion » au sens étymologique du terme (se tourner vers, se retourner vers). C’est par ce dialogue que des chrétiens « ont pris le risque de donner « hospitalité » à l’expérience spirituelle de l’autre dans la leur » (Père Xavier MANZANO) pour renouveler leur propre foi.
  • C’est de ne pas confondre pratiques culturelles et foi ou morale et foi, donc essayer de les comprendre par une présentation effectuée par des intervenants de qualité.
  • C’est de chercher Dieu ensemble. La vérité est en Dieu ; personne ne la possède, mais nous sommes guidés par l’Esprit dans cette démarche et c’est tous ensemble que nous pouvons la chercher le mieux.
  • C’est de prévoir des échanges simples entre personnes désireuses de se connaître sur des questions qui se posent mais sans tomber dans le « syncrétisme ».
  • C’est aussi d’organiser des visites de lieux de culte (une synagogue, une mosquée, un temple…) avec sur place explication des significations symboliques par une personne compétente et reconnue.
  • Le groupe s’est réuni pour la première fois au premier trimestre de 2017 pour écouter une présentation de Jésus et Marie dans le Coran effectuée par l’imam Mustapha KAF dans l’église de Ste Anne.
  • La seconde réunion a été présidée, le 11 novembre 2017, par Marie-Christine HAZAËL-MASSIEUX, chrétienne d’Aix, venue présenter son expérience personnelle pour fonder et structurer un tel groupe.
  • Puis nous avons eu une réunion entre nous le 24 février 2018 pour nous organiser et prévoir nos activités.
  • La troisième rencontre sera la présentation de la figure d’Abraham dans le Coran, c’est-à-dire Ibrahim, à l’église de Ste Anne le 10 mars 2018, par le même Mustapha KAF.
  • Enfin une réunion entre nous est prévue le 2 juin 2018 pour établir le programme 2018-2019.
Jacques GAYET

[1] Concile Vatican II, déclaration sur les relations avec les religions non-chrétiennes NOSTRA AETATE (28.10.1965) n°2.

B LES RÉUNIONS

  • Samedi 19 septembre : 1er Tichri 5781 Rosh Hashana (nouvel an juif)
  • Lundi 21 septembre : Yom Kippour
  • Lundi 21 septembre : JOURNEE INTERNATIONALE DE LA PAIX
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Amitié judéo-chrétienne – Conférence de Dan Jaffé
Quand les juifs se racontent Jésus, objectivité ou récupération identitaire ?
Lundi 3 février 2020 à 19h30 à l’espace culturel de Judaïca 71 avenue de Hambourg
13008 Marseille (derrière les comestibles) participation de 5 euros

CR de la conférence ICI

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Lundi 20 janvier 2020 à Judaïca , boulevard de Hambourg : rencontre « L’ère des fake news : danger réel ou effet de mode ? » Michèle Veillard (LICRA)

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Présentation des fêtes d’automne 2019

Lien

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FETES JUIVE

  • Hanouka du 22 au 29 décembre
  • Mardi 25 octobre : fête de Simhat Torah
  • Du 14 au 20 octobre : Soukkot
  • 9 octobre : Yom Kippour
  • 30 septembre/1er octobre : Rosh Hashana Nouvel An

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CR de le réunion du 7 décembre 2019 Ici
Le thème proposé est lecture ou relecture de « la Déclaration conciliaire sur les relations de l’Eglise avec les religions non chrétiennes », appelée couramment NOSTRA AETATE, diffusée le 28 octobre 1965. Lien
 
Ce texte est important pour justifier le dialogue interreligieux; on pourra discuter sur l’opportunité d’un dialogue interreligieux avec nos frères aînés dans la foi (autre religion ou œcuménisme?).
Préparez de votre côté vos questions personnelles.
A bientôt. Je vous donnerai le résultat du petit sondage du mois dernier (9 réponses).
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CR de la réunion du lundi 3 décembre 2018, à 17h, dans une salle de St François-Xavier
Thème de la réunion :
La fête de Hanoucca qui débute cette année le dimanche 2 décembre; donc avec nos frères juifs nous entrerons ensemble dans cette fête autour des questions suivantes:
– Qu’est-ce que Hanoucca dans le passé?
– Quel est le sens de cette fête?
– Qu’est-ce qu’une ménorah?
– Pourquoi cette fête de nos jours? et vos questions…
Alors « Hanoucca samear! »

La conférencière, Cécile DRAPIER, se présente rapidement : après avoir eu un professeur juif en Terminale, études judaïques pendant ses années de médecine, a appris l’hébreu, s’est convertie à la religion juive avec sa fille quand elle était médecin.

La fête de Hanoucca : c’est une fête reliée à l’Histoire, c’est une fête de la mémoire qui repose essentiellement sur la tradition orale mais qui s’explique par le midrash (= recherche, commentaire du texte biblique) et le Talmud. En Israël, les événements historiques sont vécus comme mythiques de génération en génération. On revit dans le présent ce qui s’est passé dans l’histoire. Le mythe, c’est le vrai récit d’un événement, le récit sacré et traditionnel de ce qui s’est passé (c’est le Tanakh, la Bible hébraïque).

L’Histoire : la révolte des Judéens en -168/7 contre le souverain séleucide (= descendant de Séleucos le grec) : Antiochos IV. Il avait interdit la circoncision, le shabbat, les fêtes de la nouvelle lune et avait souillé le Temple. Il avait donc cherché à limiter la pratique judaïque. Les Juifs se sont érigés contre cette situation avec Judas Maccabée (qui veut dire « marteau » ou mieux « qui est comme toi parmi les dieux, Eternel », « Mi Khamokha Baélim Adonaï », le nom Maccabée étant formé avec la première lettre des mots de ce verset de l’Exode, 15, 11). Le récit se trouve en 1 Maccabée, 4, 52-59 et en 2 Maccabée 10, 1-8. Pour purifier le Temple après sa souillure par les grecs, il fallait avoir de l’huile. Une petite fiole a été trouvée qui ne devait n’allumer qu’une seule bougie ; or, le miracle a fait qu’on a pu allumer le candélabre à 7 branches (=ménorah) pendant 8 jours au lieu d’un seul. L’année suivante on a instauré ces jours comme fête.

Le sens de Hanoucca : littéralement = « Inauguration », Dédicace » en hébreu. Les Juifs purent inaugurer à nouveau le Temple qui avait été souillé par les ennemis. Le mot veut dire aussi « élever », « éduquer » ; or dans l’éducation on retrouve l’idée de « limite », « ne fais pas ci, ne fais pas ça ». Au fur et à mesure des 9 jours, on allume au total 44 bougies sur l’hanoukia, candélabre à 9 branches. Or ce nombre est le déploiement du nom de l’Eternel : « je serai » et demande d’avoir un regard d’enfant sur le monde. Du reste le jour de cette fête on offre une toupie carrée aux enfants pour les tenir en éveil et sur la toupie sont dessinées 4 lettres (une lettre sur chaque face) : « Noune, guimele, hey, sham », = « un grand miracle a eu lieu là-bas » (= Nès Gadol Haya Sham). En Israël, au lieu de « sham » on a « pé » = « ici ». Hanoucca, la fête des lumières, rappelle que la Torah est souvent comparée à la lumière et à tout ce qu’elle symbolise : la connaissance, la spiritualité, l’espoir, la vie, l’amour. Du reste St Jean a parlé aussi de la lumière.

Question : Dans le texte des Maccabées (livre I et II) on ne trouve nulle part l’histoire de la petite fiole miraculeuse.

Réponse : C’est une précision de la tradition orale transcrite dans la Mishna rabbinique et le Talmud de Babylone. C’est une curiosité, ce n’est pas un texte hébreu ni un livre canonique juif qui raconte l’histoire mais un livre écrit en grec.

Intervention de Victor : En plus du texte fondateur en hébreu (la Torah), pour les Juifs il faut compter aussi sur le Talmud qui est une interprétation, un commentaire compréhensible d’un texte ancien et peu lisible. Sa lecture est aussi (voire plus) importante que celle de la Torah.

Question : Comment arrivez-vous au nombre de 44 bougies allumées ?

Réponse : on compte par couple de deux, soit le 1er jour : 1 bougie ; le 2e jour : 3 bougies (1+2) ; le 3e jour : 6 (4+2) ; le 4e jour : 10 (7+3) etc…

Avant de conclure, il est évoqué l’émission télévisée de dimanche matin 2 décembre avec B.H.L. et un rabbin, à voir en replay. Fin de la rencontre à 18h05.

Un grand merci à Cécile Drapier qui nous a fait entrer en communion (et en compréhension) avec nos frères juifs dans la fête actuelle de Hanoucca.

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CR REUNION DU GROUPE INTERRELIGIEUX du 10 mars 2018
 
JESUS et MARIE dans le CORAN
 

Présentation de la figure d’Abraham dans le Coran, c’est-à-dire Ibrahim, à l’église de Sainte-Anne le 10 mars 2018, par l’imam Mustapha KAF

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CR REUNION DU GROUPE INTERRELIGIEUX du 24 février 2018
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Réunion de novembre 2017

Cliquez sur le lien ci-dessous

A- Petite introduction au dialogue interreligieux

B- Pour entrer dans le dialogue entre les religions : quelques points d’attention

(Marie-Christine Hazaël-Massieux, Marseille, St François-Xavier, 1/11/2017)

1) Ne pas confondre œcuménisme et dialogue interreligieux. C’est comme chrétiens, ensemble, unis, que nous pouvons/devons évoquer le christianisme

2) Chacun (chrétien, juif, musulman…) doit d’abord s’en tenir à sa religion. Bien la connaître, bien connaître sa propre foi. Attention aux « images » et représentations concernant la foi de l’autre. Certes, il est important d’être et de se montrer croyant mais en pensant à tout expliciter (les malentendus sont nombreux).

Ainsi notre première année : exposés de base : le judaïsme, le christianisme, l’islam, etc. (utiles aussi pour les membres de la même religion).

  • Avoir un profond respect de la religion de l’autre : écouter ce que chaque croyant a à dire de sa religion/ de sa foi

3) Un des buts majeurs de ces rencontres : lutter contre les a prioris, les fausses représentations de « l’autre » qui empêchent tout dialogue.

4) Développer une capacité à prendre du recul à pour une intelligence de sa propre foi.

5) Ne pas confondre  dogmes et foi (voir texte Cyrille de Jérusalem diaporama joint)
  • morale et foi
  • pratiques culturelles et foi…

6) Avoir la certitude que l’autre croit à « ouverture du cœur » à sa foi, mais non pas

– pour relativiser toute foi

– pour se livrer à des syncrétismes douteux … et dangereux.

7) Se demander : « les autres religions, qu’en connaissons-nous vraiment ? Attention l’histoire n’a pas été facile dans la rencontre entre les religions, mais le récit qu’on en donne est souvent pire que la réalité.
  • Il s’agit alors, à nouveaux frais, de découvrir les richesses de l’autre en elles-mêmes, mais sans écarter la richesse qu’elles sont pour notre propre foi.

8) Problèmes communs et différences : voir exposé pour « Amis de dialogue » pp. 10 et 11

9) Etre très prudents avec les mots : nous ne parlons pas la même langue.  Tout définir soigneusement.

Se rappeler que nous-mêmes, comme « croyant », ne sommes pas toujours « compétents » ; nous sommes tentés de dire de Dieu, dans nos formulations quotidiennes, plus souvent ce qui nous convient, ce que nous avons retenu du catéchisme de notre enfance, que ce qu’Il est ou du moins ce qu’en adulte libre et formé nous sommes capables de dire !

10) Démarche à comprendre : Point de départ (cadre théologie des religions, cf. bibliographie : Jacques Dupuis, Claude Geffré…) :

– la conviction du salut de tous les hommes voulu par Dieu

– si tous les hommes sont promis au salut, comment concevoir ce salut à travers des religions autres que la nôtre, le christianisme ?

– de la conversion des « infidèles » à notre propre conversion !

– c’est un chemin difficile, long, parfois dérangeant !

11) Quelques questions posées aux chrétiens. cf. diaporama, p. 14

Notre programme à Aix :

  • 1ère année : Exposés systématiques
  • 2e année : Quelques grandes questions/thèmes en apparence présents dans chacun des monothéismes pour mettre au point le sens des mots (la révélation, la prophétie, héritage et transmission, le devenir de l’homme…) Voulions voir aussi : « le croyant et l’autre ». Mais nous avons aussi à la place de cela (opportunité et demandes) consacré une séance à la présentation du bouddhisme (avec Claire Ly).
  • 3e année « Autour de la figure d’Abraham »… (avec lecture de textes)

12) A côté de ce type de rencontres « Connaissance des religions » : ne pas négliger des rencontres pour repas partagés (attention aux menus !), discussions plus spontanées, ou sur un thème plus accessible à un public large, prière (cf. la semaine dernière prière avec et pour les migrants) : prière + témoignages.

13) Point important : Le « pluralisme » découvert n’est-il pas un pluralisme de principe plus que simplement résultatif (résultant alors du péché de l’homme » à ce qui donnerait une vision négative de ce pluralisme). Ex. Diapo. 18 pour citations à travers christianisme et islam.

14) Enfin, Comprendre ce qu’apporte à notre propre foi le dialogue véritable entre croyants :

– attention aux syncrétismes, réinterprétations qui confondent les formulations de foi ou les relativisent

– pour dialoguer, il faut être deux à désir de chercher Dieu ensemble…

– la vérité est en Dieu et donc, personne ne la possède. Guidés par l’Esprit (formulation chrétienne) nous la cherchons, mais nous découvrons que c’est tous ensemble que nous pouvons la chercher le mieux.

– notre union ne peut venir que de Dieu, mais dans la diversité.